FAQ

 

Comment se planifie une opération?


Le plus souvent, deux consultations préalables avec votre chirurgien seront nécessaires. Il devra parfaitement cerner vos attentes et bien vous expliquer les modalités et les suites de l'opération ou les alternatives. Une intervention chirurgicale est délicate et exigeante, tant pour le patient, qui devra parfaitement y collaborer, que pour son chirurgien. Il est indispensable d'en discuter suffisamment avec lui et de planifier le moment idéal pour l'entreprendre.

Des photos, indispensables au dossier médical, seront souvent proposées. Certains examens complémentaires seront parfois jugés nécessaires: échographie, mammographie, ...

Il faut savoir que chaque acte chirurgical comporte un risque, si minime soit-il, et qu'il convient d'en discuter suffisamment avec votre chirurgien. Parfois, en raison de votre constitution ou de votre état de santé, il vous déconseillera une intervention.

A la suite de ces entretiens, il vous remettra un formulaire de "consentement éclairé" avant l'opération qu’il faudra renvoyer signé et daté au plus tôt 15 jours après votre première consultation. Il faudra y joindre les fiches d’information paraphées à chaque page (loi du 2 juillet 2013, concernant l’esthétique médicale). Tous ces documents, avec le devis éventuel doivent être renvoyés à l’adresse de mon cabinet, un mois avant votre intervention.

Si votre future chirurgie ne se fait pas sous anesthésie locale, vous devrez prendre un rendez-vous pour une consultation préopératoire d'anesthésie personnalisée. Sauf circonstances particulières, c’est le Dr Laila Herrandou que vous verrez et c’est elle qui vous endormira. C’est à ce moment aussi que vous recevrez les informations relatives à la narcose. Durant cette consultation, tous les renseignements concernant votre état de santé, vos antécédents médicaux ou chirurgicaux et votre mode de vie seront résumés. Une infirmière s’occupera également des examens complémentaires requis pour l’anesthésiste: prise de sang et parfois radiographie du thorax ou électrocardiogramme. Prenez-y vous donc à temps pour que tous ces résultats soient reçus et contrôlés.

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La chirurgie plastique est-elle remboursée?


La chirurgie esthétique est une chirurgie de confort. Bien sûr, elle répond à un besoin de bien-être tout à fait légitime, mais elle n'est pas indispensable à votre santé. Pour cette raison, elle ne sera pas prise en charge par votre mutuelle ou votre assurance d'hospitalisation. Sauf dans quelques cas spécifiques, la totalité des coûts - honoraires médicaux, médicaments et frais d'hospitalisation - seront à votre charge. Depuis 2016, elle est même soumise à une TVA de 21%.

La chirurgie plastique "générale" comprend notamment des interventions plus "fonctionnelles", c'est-à-dire destinées à soulager les patients souffrant d'un déséquilibre corporel. Il s'agit, par exemple, de la réduction mammaire et de l'abdominoplastie ou correction d'un ventre proéminent. Dans ces cas précis, une prise en charge par la mutuelle est possible. Néanmoins, lorsqu'un geste esthétique, comme une lipoaspiration, se surajoute à l’intervention principale, un complément d’honoraires esthétiques, seront demandés au patient.

La chirurgie réparatrice a pour but de reconstituer des formes, telle la reconstruction d'un sein, ou de réparer un autre territoire anatomique de l'enveloppe de notre corps, ce qu'on appelle les "tissus mous". Cette chirurgie est indispensable et est donc prise en charge par les mutuelles et les assurances hospitalisations.



Quelles sont les principales complications liées à une intervention de chirurgie plastique ?


Dans le décours d'une intervention, un petit saignement peut rarement survenir. Il provoquera un hématome qui, selon son importance, devra parfois être drainé.

Une contamination bactérienne peut, très rarement, provoquer une infection. Elle sera traitée par pansements et antibiotiques. Dans certains cas exceptionnels, il faudra envisager une nouvelle intervention.

Il peut rarement y avoir une mauvaise cicatrisation, soit par excès, soit par défaut. Là aussi, des traitements complémentaires seront apportés.

Dans la chirurgie reconstructrice, une greffe de peau ou un lambeau peut éventuellement ne pas réussir. Dans ce cas, une nouvelle procédure sera à envisager.

D'une manière générale, des petites retouches complémentaires à une chirurgie, peuvent parfois se justifier.

Lors sa consultation préopératoire, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques liés à l’anesthésie. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, spécialisé dans les narcoses de chirurgie plastique, exerçant dans un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables. Les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.



Quels sont les mauvais amis de la chirurgie plastique ?


Il s'agit du tabac, et en particulier de la nicotine, qui ferme les capillaires qui irriguent notre peau. Cela provoque dans certains cas des retards de cicatrisation.

Il s'agit aussi de l'acide acétylsalicylique, plus communément connu sous le nom d'Aspirine®, contenue dans de nombreux analgésiques. En accord avec votre généraliste, elle doit être rigoureusement arrêtée 10 jours avant la chirurgie car elle perturbe la coagulation et favorise les saignements. Une seule dose suffit. Exceptionnellement, si un anticoagulant est indispensable à votre santé, votre médecin traitant proposera la substitution de votre traitement par des petites injections d’héparine de bas poids moléculaire (Fraxiparine®, Clexane®, ...)

Citez bien à votre chirurgien et à l’anesthésiste tous les médicaments que vous prenez et vérifiez vos notices.



Que doit-on faire pour avoir de belles cicatrices ?


Une belle cicatrice ne dépend pas que de l'habileté et de la minutie de votre chirurgien. Elle dépend aussi de votre propre constitution et des soins que vous lui apporterez. Il faut la masser régulièrement pour l'assouplir et éventuellement la comprimer par une feuille de gel de silicone. Il faut éviter de l'exposer aux rayons solaires durant la première année (une protection par une crème solaire suffit).



Que faut-il faire pour garder une belle peau ?


Il faut éviter l'exposition excessive et sans protection au soleil. Les UV B sont responsables de nombreux cancers cutanés (épithéliomas et mélanomes) mais aussi d'une perte de l'élasticité irréversible de la peau, qui vieillira et se fripera plus rapidement.
Il faut bannir le tabac qui, outre ses effets néfastes bien connus, jaunit la peau et lui fait perdre son élasticité. L'association du tabac et de l'exposition démesurée au soleil est redoutable.
Il faut hydrater par des lotions une peau sèche ou soumise à une distension progressive comme celle du ventre de la future maman.
Il faut garder une alimentation saine et équilibrée source de vitamines. Il faut éviter les fluctuations importantes de votre poids qui provoquent les vergetures et un excès cutané par perte d'élasticité.



Pourrait-on être déçu après une intervention de chirurgie esthétique ?


Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction. La toute grande majorité des patients sont très satisfaits après ce type de chirurgie. Pour ne pas être déçu, il faut pouvoir en cerner les limites, les résultats que l'on peut attendre et les risques parfois encourus. Il faut savoir qu'il s'agit toujours de "chirurgie" et non de "magie", même si les techniques s'affinent toujours plus. Des cicatrices, quoique particulièrement soignées et situées dans des zones dissimulées, seront toujours présentes. Enfin les résultats ne sont pas immédiats. Un délai de plusieurs semaines voire de plusieurs mois peut parfois être nécessaire au dégonflement et à l'aspect attendu de la région opérée.




en savoir plus:      le consentement éclairé à une intervention